tetouan

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site officiel de Tetouan


L'histoire de cette ville se caractérise par des périodes de splendeur et de déclin. Elle a été fondée pendant la période romaine. Des objets extraits de fouilles datent du IIIème siècle avant notre ère et proviennnent de la ville antique de Tamuda. Cette dernière fut détruite par les Romains en 42 après J-C. Les Phéniciens y établirent en leur temps un comptoir à l'embouchure de l'Oued Martil.

La région de Tétouan s'est réanimée avec l'avènement de l'Islam. Grâce à sa position, elle constitue l'unique passage entre l'intérieur du pays et la péninsule ibérique. D'autres villes naissent à proximité comme Tanger et Sebta (Ceuta).

C'est pendant le règne Mérinide en 1307 que le sultan Abou Thabet fit bâtir la ville fortifiée de Tétouan. Son but était la construction d'une base militaire pour faire contrepoids à la ville de Sebta et la récupérer des mains des Espagnols. Après maintes et maintes tentatives, ces derniers se vengèrent en attaquant Tétouan et en la détruisant à la fin du XIVème siècle.

Lors de la chute de Grenade en 1492, à la suite de la politique inquisitoriale des Rois Catholiques (Ferdinand et Isabelle), de nombreux musulmans quittent le Sud de l'Espagne et s'installent sur les ruines de Tétouan. La ville fut reconstruite par le grenadin Sidi Ali Al-Mandri dont le nom, à la fois historique et mythique, est devenu le symbole de la ville. Elle devient un lieu d'accueil de la civilisation andalouse à partir de la fin du XVème siècle. Sa reconstruction avait pour objectif d'écarter les menaces espagnoles et portugaises. Ces deux pays avaient occupé toutes les villes côtières du Maroc, qui, à cette époque, était divisé en l'absence de tout pouvoir central.

C'est pendant le règne Mérinide en 1307 que le sultan Abou Thabet fit bâtir la ville fortifiée de Tétouan. Son but était la construction d'une base militaire pour faire contrepoids à la ville de Sebta et la récupérer des mains des Espagnols. Après maintes et maintes tentatives, ces derniers se vengèrent en attaquant Tétouan et en la détruisant à la fin du XIVème siècle.


Lors de la chute de Grenade en 1492, à la suite de la politique inquisitoriale des Rois Catholiques (Ferdinand et Isabelle), de nombreux musulmans quittent le Sud de l'Espagne et s'installent sur les ruines de Tétouan. La ville fut reconstruite par le grenadin Sidi Ali Al-Mandri dont le nom, à la fois historique et mythique, est devenu le symbole de la ville. Elle devient un lieu d'accueil de la civilisation andalouse à partir de la fin du XVème siècle. Sa reconstruction avait pour objectif d'écarter les menaces espagnoles et portugaises. Ces deux pays avaient occupé toutes les villes côtières du Maroc, qui, à cette époque, était divisé en l'absence de tout pouvoir central.


Durant le XVIème siècle, Tétouan a connu une période prospère sous le règne du sultan Moulay Ismaïl. Cependant, la tendance régionaliste des gouverneurs de Tétouan a entraîné une confrontation avec le pouvoir central. En effet, pendant une grande période, Tétouan est gouvernée par la famille Al-Naksis qui luttent pour l'indépendance de Tétouan par rapport au pouvoir central jusqu'à ce que Ahmed Al-Naksis soit exécuté par ordre du Sultan Moulay Ismaïl. Cette tradition d'autonomie et de régionalisme continue d'exister sous d'autres formes.

La confrontation militaire contre l'Espagne et le Portugal a dominé l'histoire de Tétouan aux XVIème et XVIIème siècles. Durant cette période, la ville a constitué une menace permanente pour les Ibériques car les navires de guerre tétouanais pouvaient se réfugier dans le port où ne pouvaient entrer aucun grand navire.

L'occupation des ports marocains a permis à Tétouan de connaître un véritable essor économique aux XVIIème et XVIIIème siècles. La ville était la porte principale du Maroc puisque son port constituait la seule ouverture pour le commerce intérieur d'une part et la Méditerranée de l'autre. Pendant cette période, l'anneau d'enceintes de la ville est agrandi et renforcé au moyen de nouvelles fortifications ce qui donne à la médina sa configuration actuelle.

Il faut souligner l'importance de la présence des consuls à Tétouan en tant que capitale diplomatique du Maroc au cours du XVIIIème siècle.

Au XVIII° siècle, Tétouan vécut un moment de grande splendeur grâce à la grande personnalité de Kaïd Ahmed. Après sa mort, la confusion règna à Tétouan.

Le XIXème siècle est la "période noire" de l'histoire de Tétouan à cause de la pénétration économique européenne au Maroc. Cette ville a connu des périodes de pestes et de famines. En 1857, le port de Tétouan cesse défintivement ses activités maritimes après la destruction de ses bateaux par les Espagnols. Ces derniers réussirent à occuper la ville après la guerre de 1860 et ne s'y retirèrent qu'après le paiement d'une indémnisation en 1862.

Le protectorat débute avec l'occupation pacifique de la ville par le général Alfau en février 1913. La ville devient la capitale du protectorat espagnol du nord du Maroc, siège de la résidence générale. Les Espagnols rencontrèrent beaucoup de difficultés à cause de la résistance des Kabiles sous le commandement de Raïssouni.

Le protectorat espagnol au XXème siècle a souffert de la résistance menée par Abdelkhalek Torrès leader des nationalistes de la zone Nord et Abdelkrim Khattabi leader des combattants rifains.

En 1936, le général Franco débarque à Tétouan par voie aéréenne pour prendre en charge la tête de l'armée d'Afrique et débuter la guerre civile espagnole.

Entre 1913 et 1956, Tétouan a connu un nouvel essor politique, économique et artistique. Après l'indépendance la ville doit s'adapter à une nouvelle administration en devenant la capitale de sa province.
# Posté le samedi 05 août 2006 20:34

oujda

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site officiel d'Oujda

Oujda fut fondée par Ziri Ibn Attia, chef Zenete de la tribu de Maghraoua vers 994 au centre de la plaine des Angads. Et demeura pendant 80 ans le siège de la dynastie de son fondateur, elle passa ensuite au pouvoir des Elmourabitines (nom transformé par les Latins en Almoravides) puis à celui des Elmouahidines (Almohades) qui élevèrent une nouvelle fortification.

Après la destruction de la ville en 1271 par le Sultan Abou Yaacoub Elmarini (Mérinide), son fils Abou Youssef entreprit la relève en 1325, reconstruisant ainsi une casbah, un Palais, une Mosquée, des bains et enfin réussit à lui donner une certaine prospérité. La légende dit qu'elle est la ville de 360 portes qui s'étendait de l'ouest de Tairet aux rives d'Isly, avec une infinité de quartiers dont on retrouve toujours les restes.

Moulay Ismaïl, Grand Sultan Alaouite, procéda à partir de 1673 à la restauration et l'organisation de la ville et sa région.

À travers son histoire, les péripéties qu'a connu Oujda, furent celles d'une ville frontalière passant d'un pouvoir à l'autre selon la fortune des armes (Oujda est située aux frontières de l'Algérie) et aussi ville relais sur la voie Sijilmassa-Orient.

Après qu'elle eut été occupée par la France le 24 mars 1907, Oujda, fidèle au Trône Alaouite, contribua efficacement à la lutte pour l'indépendance du Maroc.

Oujda, ville millénaire dont les possibilités économiques auxquelles s'ajoute sa position géographique priviligiée constituent un atout pour sa prospérité et son progrès, a une vocation touristique excellente, du fait qu'elle possède aussi des communications rapides tant avec l'Europe qu'avec le Maghreb et les autres régions du Maroc.

La capitale de l'Oriental ; chef lieu d'une région, disposant d'un certain nombre d'atouts naturels, et favorable pour le développement du tourisme, se caractérise par la plage de Saidïa longue de 14 km de sable fin et doré.La montagne de Béni-Snassen présente un beau paysage naturel qui forme la vallée de Zegzel, gorges, chutes d'eau, grottes, etc.

À 6 km d'Oujda, l'Oasis de Sidi Yahya offre un site particulièrement agréable. Ce site qui englobe un souk les vendredis matin devient un lieu de repos des amoureux les après midi.

Oasis de verdure, la capitale du Maroc Oriental située à 450 m d'altitude offre la variété de sa végétation, Palmiers, Eucalyptus, Mimosas, Lilas, un enchantement pour les sens. La ville moderne, coquette et riante possède de belles et larges avenues qu'agrémentent les parterres de fleurs et des bassins. Quant à la médina, impressionnante par son aspect, elle demeure strictement traditionnelle. Le visiteur attentif est appelé donc à suivre, à l'aller, l'itinéraire suivant : Bab El Gherbi, Kasbah, 3 fontaines, Grande mosquée Bab Sidi Abdelouahab, Rempart Dar Essebti, Parc Lala Aïcha, Oasis Sidi Yahya Ben Younes, et au retour : Dar Lamhalla, Avenue des Riads, Place El Attarines, Souk El Maa, Derb El Mazouzi. Son attention sera retenue aussi par son Kissariat où le tapis et les étoffes chatoyantes, Objets de cuir brodé et de cuivre ciselé artistement, l'émerveilleront. Oujda c'est aussi une ville ,l'Université Mohammed Premier,fondée en 1980 et située au quartier EL QODS au Sud de la ville.La ville possede d'autre part un aéroport international "Aéroport Angad" situé au Nord ,à 10 Km et qui relie Oujda à plusieurs villes du Maroc et d'Europe Occidentale.Oujda est reliée par chemin de Fer à l'Est à l'Algerie (la ligne est actuellement fermée depuis 1994),à l'Ouest à Fes,Rabat,Casa etc..., et au Sud à Bouarfa. Depuis la fermeture des mines de charbon de Jerrada ,et des mines de plomb de Touissit et Boubker ainsi que la fermeture de la frontière avec l'Algérie en 1994 , la ville de Oujda connait actuellement des problemes économiques qui ont favorisé un chomage qui depasse la moyenne nationale.
# Posté le samedi 05 août 2006 20:32

eljadida

eljadida
La ville d'El Jadida a endossé plusieurs noms : En effet, les marocains l'ont toujours appelée El Jadida (la nouvelle), les romains lui donnèrent le nom de "Rusibis" l'occupant portugais "Mazagan" et les colons français "Deauville"!

Edifiée dans une région connue par la douceur de son climat, la villedispose d'une magnifique plage réputée dans l'ensemble du pays

HISTOIRE D'EL JADIDA

C'est l'amiral carthaginois Hannon qui a été le premier à parler d'El Jadida vers 650 av. J.-C pendant son long voyage le long de la côte ouest du continent africain.

Plusieurs siècles plus tard, Ptolémée, en décrivant la côte ouest africaine, parle du port de Rusibis qui se situait au niveau 6°40 en latitude dans son système de coordonnées qui correspond à la ville d'El Jadida actuelle (32°10).

À cause de son emplacement stratégique sur la côte ouest du Maroc, les Portugais occupèrent la région et y fondèrent la ville en construisant une forteresse vers 1506. Il l'ont baptisée Mazagan.

Cette nouvelle ville devint très vite un port commercial de première importance grâce aux produits agricoles de la région de Doukkala. Les Portugais, chassés d'Azemmour et d'Agadir, affluèrent dans la ville qui fut fortifiée dès 1542 ; en effet, une ceinture d'épaisses murailles donnait à la cité son aspect actuel et en faisait une citadelle redoutable

Le Maroc a essayé de libérer la ville pendant longtemps. Durant deux siècles, Mazagan résista aux assauts. Les Portugais ont même dû transformer le grenier en citerne pour stocker l'eau potable afin de tenir longtemps face à ces assauts. La ville un des derniers bastions portugais du Maroc. Après un long siège, Sidi Mohammed Ben Abdallah s'empara de la cité en 1769.




Vue des fortifications et du vieux port







Vue des fortifications d'El Jadida
A la veille de l'assaut dont la conclusion n'était guère douteuse,l e général commandant La place reçut l'ordre d'évacuer la ville.

Les habitants ne devaient emporter que leurs vêtements : les portugais brûlèrent les meubles, tuèrent les chevaux et autres bêtes et brisèrent les armes.

Tous les bastions furent minés et un homme fut désigné pour rester dans la cité et mettre le feux aux poudres. Dès que les Portugais furent au large, une série d'explosions détruisit les murailles, faisant de nombreuses victimes parmi les assaillants qui s'étaient empressés de libérer la citadelle.

De la date de libération de la ville et jusqu'au début du XIXe siècle, la ville était détruite et portait le nom de Mahdouma (en ruine).

Le Sultan Moulay Abderrahman décida de restaurer la forteresse en 1832 et de reconstruire ce qui a été détruit. Il la baptisa El Jadida ou la Nouvelle



Dans la seconde moitié du XIXème siècle, la vieille ville d'El Jadida a été peuplée par une importante communauté juive fut transformée en Mellah (quartier juif), puis désertée dans les années 1950 par une grande partie de ses habitants, émigrés en France ou aux Etats-Unis ou qui ont fait l'Aliyah (immigration en Israël)

C'est en 1912, sous le protectorat, que la ville reprit le nom de Mazagan. Elle déborda vite les anciennes limites de la cité portugaise. Une ville nouvelle fut organisée autour de l'enceinte.

Dès les premières années du protectorat français, les Français ont été charmés par cette belle ville. Elle devint ainsi un centre balnéaire du fait de son climat doux et de ses plages. Le Gouverneur général Lyautey (et il n'était pas le seul) l'appelait la "Deauville du Maroc" en faisant référence à la ville de Deauville en France
Après l'Indépendance, en 1956, Mazagan redevient El Jadida.

Le 30 juin 2004, lors de la 28ème session du comité du patrimoine mondial, tenue à Suzhou en Chine, la ville portugaise de Mazagan (El Jadida) est proclamée patrimoine mondiale

Aujourd'hui El Jadida attire les amateurs d'histoire curieux de découvrir la cité fortifiée par les Portugais et les cinéphiles marchant sur les traces d'Orson Welles
# Posté le samedi 05 août 2006 20:31

meknes

meknes
site officiel de Meknes


Meknès a été classée en décembre 1996 Patrimoine Universel de l'Humanité par la Commission Inter-Gouvernementale de de L'U.N.E.S.CO. .

Elle est l'une des quatre villes impériales du Maroc. Sous la règne de Moulay Ismaïl (1672 - 1727) elle connut une période de grande prospérité et ce qui subsiste de cette ère de grandeur et des ères précédentes fait de cette ville une étape importante de tout voyage au Maroc. Moulay Ismaïl choisit Meknes comme capitale pour des raisons à la fois stratégiques, politiques et géographiques. Outre son intérêt architectural évident même pour le touriste le moins averti, la Kasbah de Meknes revêt une importance singulière du fait qu'il s'agit là de la première grande oeuvre de la dynastie des Alaouites, dynastie qui règne au Maroc depuis maintenant plus de 300 ans.

la Kasbah Ismaïlienne est une partie intégrante de l'Histoire de l'architecture Marocaine. Ses monuments frappent l'imagination à la fois par leur diversité apparentes et par leur homogénéité fondamentale. Un certain nombre de portes particulièrement mises en valeur sur le plan décoratif (Bab Mansour Laalej et Bab Errih), donnent accès à un palais ou à un sous-ensemble ou même à la Kasbah dans son ensemble. Ce sont essentiellement ces portes qui justifient l'appellation de "Meknes, capitale aux belles portes ".

La ville de Meknes a été fondée au Xème siècle par la tribu Zénète Meknassa originaire de l'orientale, venue se fixer dans la région attirée par la fertilité du sol, l'abondance des eaux et le charme des ces jardins. Une partie de cette tribus a fondé également la ville de Taza. Avant son édification, il n'y avait qu'une série de bourgades sans remparts, qui coexistaient paisiblement dans une vie agricole de traditions berbères.

Au XIème siècle des Almoravides fortifient la ville. Les Almohades au XIIème siècle la repeuplent et construisent des mosquées, des hammams (bains maures) ect ... Le quatrième sultan almohade Mohammed An-Nasir, fit refaire la grande mosquée et lui ajouta un mihrab (vers 1203). Abou Youssef, fit construire une Kasbah et Meknes devint résidence de vizirs.

Au XIIIème siècle, sous la règne des Mérinides de nombreux monuments seront édifiés par Abou Youssef et Abou El Hassan. C'est sous les Mérinides que Meknes deviendra véritablement une cité hispano maghrébine .

A l'époque des Saâdyines, les villes du nord perdirent de leur importance. Il a fallut attendre la fin du 17ème siècle et l'avènement du deuxième sultan Alaouite pour que la ville de Meknes se place au premier rang des cités impériales. Moulay Ismaïl, qui en avait été d'abord le gouverneur, lui donna un extraordinaire essor; il voulut en faire une grande capitale. Il en fait donc sa résidence habituelle et la mit en valeur par de nombreuses et grandioses constructions : palis somptueux, mosquées, médersas aux ensembles harmonieux, portes monumentales, remparts imposants vastes jardins, pièces d'eaux...

Après la mort de Moulay Ismaïl en 1727, son fils Moulay Abdellah, continua et acheva une partie des travaux entrepris par son père. Meknes s'enrichit de plusieurs monuments sous la règne de Sidi Mohammed ben Abdellah (1757 - 1790) : il fit construire des mosquées, des mausolées et le palais de Dar Beîda, occupé actuellement par l'Académie Royale Militaire. Les Alaouites n'ont cessé, jusqu'à ce jour, d'être des rois bâtisseurs, et la Kasbah de Meknes prend donc une valeur particulièrement significative.

Actuellement Meknes comprend une ville ancienne et une ville moderne séparées par le vallon de l'oued Boufekrane. De la ville nouvelle on peut jouir d'une très belle vue d'ensemble sur la médina avec ses nombreux minarets, ses remparts et sa cité impériale
# Posté le samedi 05 août 2006 20:26

fes

fes
La plus belle et la plus envoûtante médina du Maroc est un labyrinthe de 9.500 rues et d'un millier d'impasses grouillantes de petits marchands guidant leur âne chargé de marchandises. Les souks y regorgent de victuailles en tout genre ou abritent divers corps de métiers, un ancien caravansérail magnifiquement restauré héberge un musée du Bois où cèdres et arganiers se muent en portes somptueuses, coffres et étagères sculptées. Le musée des Arts marocains est installé entre Fès el-Bali et Fès el-Jedid. On y trouve une remarquable collection de poteries en provenance de différentes villes et de différentes époques.
Fès el-Jedid fut fondée au 13e siècle à côté de Fès el-Bali. Elle est surtout remarquable par l'ancien quartier juif qui offre une architecture totalement différente. Une très belle synagogue, récemment restaurée et réouverte revit au rythme du culte judaïque.


Fès, cité millénaire, est la première ville orientale au Maroc.
Idris Ier, immigré d'Orient, fonda en 172H/789 J.-C., sur la rive droite de l'oued Fas, le premier noyau - Madinat Fas -, bourgade berbère à forte empreinte rurale. 20 ans plus tard, en 193H/809 J.-C., son fils Idris II fonda sur la rive gauche, dans la partie ouest du site, plus escarpée et riche en eau que la précédente, une seconde agglomération - al-Aliya (la Haute) - conçue à l'orientale avec son palais et sa qisariya. Deux faits historiques, l'insurrection du "Faubourg de Cordoue" en 199H/818 JC et une rébellion kairouanaise allaient être riches de conséquences pour la destinée de Fès.
Avec l'installation de huit cent familles andalouses, la rive droite dénommée alors 'Udwat al-Andalus s'urbanisa sur le mode andalou; ces faubouriens rabatis qui comptaient des artisans, des petits marchands néo-musulmans et des notables, apportaient "leur expérience de la vie citadine, leurs techniques ancestrales du jardinage, de la bâtisse et de l'artisanat".
Peu après, dans la ville d' al-Aliya, où dominait une population arabe très diversifiée quant à ses origines tribales, l'élite citadine composée de nobles, fut renforcée par l'arrivée de trois cents famille kairouanaises et de nombreux juifs qui firent bientôt du commerce avec toute l'Afrique du Nord. Cette ville fut appelée 'Udwat al-Qarawiyyin'. Au Xe siècle, la lutte d'influence politique entre Umayyades d'Espagne et Fatimides d'Ifriqiya dans le Nord du Maroc est favorable à la commande artistique. L'architecture et le mobilier révèlent les grandes tendances de l'art marocain: ces dernières puisent presque davantage aux sources de l'Ifriqiya qu'à celles de l'Andalousie. La très précieuse chaire de la mosquée des Andalous (fin Xe siècle) dont les techniques et procédés décoratifs ont survécu dans maintes réalisations ultérieures, témoigne de la maîtrise des sculpteurs, peintres et tourneurs sur bois.

Aux époques almoravide et almohade (seconde moitié du XIe-première moitié du XIIIe siècle), la domination de l'Espagne musulmane impliquant la suppression des frontières politiques avec l'Andalousie, la circulation des idées, et le va et vient constant des corps de métiers spécialisés, architectes et artisans, révèle dans l'art fasi la prédominance des influences andalouses.
C'est à partir de l'époque Mérinide (milieu du XIIIe-milieu du XV e siècle) que l'on peut restituer à Fas Al-Bali (Fès l'Ancienne ou la médina) le cadre de vie urbain avec des édifices encore en place, organes sécuritaires (remparts), utilitaires et économiques (fondouks, fontaines et souks), lieux de culte et du savoir (mosquées, oratoires, madrasa, zawiya ...), espaces publiques (hammam) et espaces privés domestiques (maisons etc.). Les dynastes Mérinides bâtirent en 674H/1276 JC, à côté de la ville ancienne, une ville administrative - Fès Jdid - avec la résidence des princes, la grande mosquée que compléteront d'autres mosquées, un marché et les demeures des personnages du gouvernement. Les Juifs s'y installèrent au début du XVe ou du XVIe siècle, semble-t-il. Fès continue, comme par le passé, à alimenter le commerce extérieur: les cuirs, les étoffes, notamment celles brodées figurent parmi les produits les plus prisés. Ces arts du cuir, de la broderie et du tissage atteignent une maîtrise d'exécution dont témoignent les présents remportés par les ambassades étrangères.

Une crise politique, économique et sociale survenue dès le milieu du XIVe siècle ébranle pour un temps la commande artistique: en dehors des chantiers du sultan Abou Inan - madrasa Bou Inaniya, magana ... - on ne trouve plus guère de commandes importantes. Fès devint, après la chute de Grenade en 1492 J.-C., marquant la fin de la "Reconquista" de l'Andalousie, la principale héritière de la civilisation hispano-maghrébine et demeura, jusqu'à l'avènement du protectorat, la grande métropole d'art de l'Occident musulman. Si le courant qui alimentait l'art maghrébin fut interrompu, d'autres influences véhiculées ultérieurement (aux XVe, XVIe et XVIIe siècles) par les réfugiés d'Andalousie, donnèrent une impulsion à cet art: les différents types de broderies, le tissage brocart en portent la marque. Bien que le Maroc ait échappé à la domination turque, dès le XVIe siècle, des influences ottomanes, dans le domaine floral notamment (palmette dentelée, tulipe, jacinthe, ½illet...), parvenues indirectement, s'incorporèrent au répertoire ornemental existant: la céramique et le bois à usage architectural et mobilier, le marbre, le tissage en témoignent. Par ailleurs, d'autres influences empruntées à l'art architectural citadin du Bas Moyen Age ou aux arts berbères ruraux ont pu également s'exercer: les faïenciers fasis du XIX e siècle, séduits par la civilisation hispano - maghrébine, n'hésitèrent pas à interpréter sur leurs grands plats, parfois datés, les entrelacs architecturaux en derg u ktef "degré et épaulement" des minarets almohades et Mérinides, les entrelacs rectilignes testir des lambris de zellij ou, sous forme de pseudo-inscriptions, les eulogies de bonheur des frises et linteaux du XIV e siècle.

A Fès, capitale spirituelle et du savoir-faire, le nombre des artisans s'élève à plusieurs dizaines de milliers. En 1923, 162 corporations ont été dénombrées, dont plus de la moitié opéraient dans le domaine de l'artisanat. Ces corporations, dont la plupart étaient composées d'artisans, comptaient des commerçants ou étaient des corporations de services (kwadsiya). Leur présence atteste l'importance de l'artisanat dans l'économie de la médina; d'ailleurs, maintes chroniques soulignent le rôle économique et politique joué par celles-ci au cours de l'histoire. L'organisation spatiale de l'artisanat corrobore cette importance: le secteur artisanal, qu'il s'agisse d'ateliers de fabrication ou de marchés de vente, est regroupé autour de la Qaraouiyin, principal noyau de la ville ancienne (souks Chemmaîn, Sbitriyn, Seffarin, Nejjarin).

Médina Fes El Bali :
C'est la plus vaste du Maroc et la plus passionnante. Elle fut classée patrimoine mondial par l'Unesco en 1976. Ses ruelles en labyrinthe mènent vers une multitude de merveilles historiques et de souks.
C'est le c½ur historique de la ville, établi sur les pentes d'une cuvette traversée par l'oued Fès: c'est la médina, avec ses medersas Attarine (bâtie entre 1323 et 1325) et Bou Anania (construite entre 1350 et 1357 par le sultan Abou Inane), sa fontaine Nejjarine, son mausolée Moulay Idriss et sa fameuse mosquée Karaouine (entrée interdite aux non-musulmans).

El Attarine :
C'est le souk des épiciers, il est sans conteste le marché le plus coloré de Fès.

Nejjarine :
Cette petite place tient son nom des ébénistes qui occupent les échoppes du quartier. Une jolie fontaine toute de zéliges ornée et d'un fronton en bois sculpté vient agrémenter la place. Sur cette place se trouve un ancien Foundouk (maison des hôtes) transformé aujourd'hui en musée où sont exposées des merveilles retraçant l'histoire du bois au Maroc

El Henna :
C'est une petite place isolée plantée d'arbres où l'on trouve toutes sortes de produits de beautés naturels dont le henné.

Seffarine :
Une jolie place ombragée où les dinandiers laissent résonner le bruit du métal qu'ils façonnent.

Debbaghine :
Non loin de place Seffarine, les odeurs guident vers le quartier des tanneurs où les artisans procèdent à un travail particulier

La mosquée Quarouiyen :
Fondée en 862 par une musulmane Fatima El Fihria originaire de Quairouan. C'est l'université la plus ancienne du monde arabe islamique. Quatorze portes permettent l'accès à l'intérieur de l'université qui dispose d'une précieuse bibliothèque riche de 30.000 volumes.

Zaouia de Moulay Idriss :
Abrite le tombeau de Moulay Idriss II fondateur de Fès. C'est le lieu saint de Fès.

Médersa Bou Inania :
Université islamique édifiée entre 1350 et 1357 par le sultan Mérinide Abou Inane et dont l'architecture est un des chefs d'½uvre de l'art maure.

Médersa Attarine :
C'est une école coranique édifiée en 1923 par le sultan Mérinide Abou Said dont le décor est d'une extrême finesse.

Dar El Magana :
C'est une horloge hydraulique à billes datant de 1357 , sise sur Talaa Sghira, dans un décor de bois et de plâtre sculptés.

Dar Batha :
Vieille maison construite en 1894-1909 par le sultan Moulay El Hassan

Borj Sud :
C'est une forteresse construite sous le règne du Sultan saadien Ahmed El Mansour Dehbi (1578-1609). Elle abrite aujourd'hui un musée d'armes légères.

Borj Nord :
Plus récent que celui du Sud, il abrite aujourd'hui un musée d'armes qui regroupe l'ensemble des collections d'armes blanches et à feu datant de la préhistoire jusqu'à nos jours. Ce dernier offre également une vue imprenable sur la vieille ville.

Bab Boujloud :
Construction récente en 1913

Fès El Jedid :
Ensemble Palatial se trouvant au nord de la ville.
# Posté le samedi 05 août 2006 20:24